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Un nouveau "Big 3" dans le conseil en stratégie?

Selon une information exclusive du Financial Times, les cabinets de conseil américains Booz et AT Kearney seraient proche d'une fusion qui créerait le troisième cabinet mondial, derrière McKinsey et le BCG mais devant Bain, chamboulant ainsi la hiérarchie établie du conseil en stratégie.

Selon ces sources, les discussions n'ont encore abouti à aucune décision mais elles laisseraient présager un rachat de Booz & Co par AT Kearney.

Ces deux cabinets se redonnent ainsi des perspectives pour rebondir après l'échec de la vente d'AT Kearney à EDS et la récente vente de l'activité secteur public de Booz Allen Hamilton à Carlyle.

Ce mouvement est perçu comme précurseur de regroupements à venir dans un secteur où les marges sont attaquées par la morosité économique.

AT Kearney a réalisé un chiffre d'affaires de 786 millions de dollars en 2009 et emploie 2.700 personnes dans 37 pays, dont 240 associés environ.

Booz a réalisé un C.A. de l'ordre du milliard de dollars l'an passé et emploie 3.300 personnes dans 33 pays. Il est dirigé par près de 200 associés. Ce cabinet de conseil a été l'un des tout premiers cabinets de conseil en management, avec une fondation en 1914 sous le nom de Booz Allen Hamilton.

Booz compte près de 70 consultants en France et 6 associés tandis que AT Kearney y occupe 110 personnes (source : source).

La fusion reste cependant suspendue à l’accord des associés des deux cabinets, qui pourraient bien s’y opposer. D’un point de vue global, la fusion peut paraître pertinente, ATK étant majoritairement positionné sur du conseil en management et opérations, elle lui permettrait d’obtenir une meilleure reconnaissance au niveau du conseil en stratégie « pur », et Booz pourrait compter sur des sources de revenus plus stables. En revanche, le marché étant relativement étroit, l’augmentation de la part de marché de la nouvelle entité réduirait mécaniquement les opportunités pour chaque associé. En plus de quoi, cela augmenterait le nombre de personnes avec qui chaque associé devrait partager ses gains.

Cette fusion créerait donc un bureau important à Paris mais entraînerait inévitablement une lutte intense de pouvoir. A Paris comme ailleurs, le succès dépendra de la capacité du nouvel ensemble à retenir les ressources clés malgré les évolutions de culture. On peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence d’une telle fusion et donc de son existence.

Annonce de l'abandon du projet de fusion le 07/07

 

Consultor, le portail du conseil en stratégie - 07/06/2011

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