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syntec conseil en strategie mckinseyAnnoncée fin juin, l’adhésion de McKinsey au SYNTEC Conseil en Management confirme l’ouverture du syndicat professionnel aux « stratèges ».

Depuis l’adhésion de Bain & Company en 2011, une demi-douzaine de cabinets en stratégie a rejoint la structure. Cette ouverture est le fruit de la politique d’un homme, Hervé Baculard, associé fondateur de KEA & Partners et président du SYNTEC Conseil en Management depuis 2010.

« Lorsque nous avions été approchés par son prédécesseur de SYNTEC, nous avions accepté d’adhérer à ce syndicat à condition d’y être actifs. Hervé Baculard y est entré en juin 2006, a été élu administrateur en juin 2007 puis s’y est investi, notamment sur les sujets de communication, jusqu’à en devenir le président en 2010, reconduit trois ans plus tard », explique Hervé Lefèvre, senior vice-président de KEA & Partners. La vision d’Hervé Baculard ? « Anticiper les changements du métier allait évoluer très fortement et montrer que les sociétés de conseil sont des sociétés comme les autres, confrontées à des questions juridiques, sociales... D’où l’intérêt de travailler sur notre actif (RH, social...) ainsi que sur nos liens avec la recherche ou avec les grandes écoles sur la formation », résume-t-il.

Président du bureau parisien de Bain & Company, Olivier Marchal le reconnaît : « La nouvelle équipe menée par Hervé Baculard avait un programme ambitieux pour la profession qui a éveillé mon intérêt. Rejoindre le SYNTEC Conseil en Management relevait également d’un civisme professionnel : l’absence de cabinets de conseil en stratégie n’était pas optimale pour représenter les métiers du conseil et il n’y avait pas de raison que certains cabinets contribuent, y consacrent du temps et pas d’autres ». Dans un communiqué, Jean-Christophe Mieszala, directeur général France de McKinsey, se félicite de l’adhésion de sa société : « En rejoignant SYNTEC Conseil en Management, McKinsey entend contribuer pleinement au développement en France du secteur du conseil. À travers cette adhésion, notre cabinet souhaite prendre toute sa place dans la préparation des négociations collectives, aider à façonner l’avenir de nos métiers, prendre part au développement des talents, s’engager dans les réflexions qui permettront à notre secteur de contribuer plus efficacement à la croissance et à la compétitivité de la France ».

La profession a par exemple conclu une négociation collective sur le forfait jour, dans laquelle les cabinets de conseil en stratégie ont pu peser au sein du syndicat. « Ne pas y participer entraînait le risque que la convention collective ne corresponde pas à la réalité de nos cabinets. Or un dirigeant de Mars & Co s’est beaucoup investi sur cette question », note Olivier Marchal. Autre atout : participer au travers du SYNTEC Conseil en Management au débat sur la compétitivité. À la veille des élections présidentielles, un livre blanc présentant une cinquantaine de recommandations pour améliorer la compétitivité a été publié. Il fait depuis l’objet chaque année d’un addendum, sur ce qui a été réalisé ou non. L’initiative contribue à donner plus de visibilité au secteur, qui reste encore peu développé en France.

À travers le syndicat professionnel, ce sont aussi les structures les moins connues qui gagnent en visibilité. C’est en tout cas le point de vue de L.E.K. Consulting, qui a adhéré en septembre 2012. « Nous participons à davantage d’événements auprès des grandes écoles de management, souligne Valérie Schajer, responsable RH chez L.E.K. Consulting. Par ailleurs, pour un cabinet comme le nôtre qui ne dispose pas de responsable juridique en droit social, le SYNTEC fournit un support précieux d’informations sur les RH, le droit social et nous permet de discuter avec le FAFIEC des contenus de formation dont nous avons besoin. La présence d’autres cabinets de conseil en stratégie permet également d’échanger de bonnes pratiques RH propres à notre activité ».

Force est de constater cependant que toutes les sociétés de conseil en stratégie ne sont pas encore membre. Sollicité, BCG n’a pas donné suite à nos demandes. Oliver Wyman a fait savoir que le sujet serait en réflexion. « Encore beaucoup de cabinets estiment que la profession fonctionne bien et s’interrogent sur le bien-fondé d’un syndicat professionnel. C’est aussi sans doute une question de génération : les nouveaux dirigeants qui arrivent aux commandes se rapprocheront certainement de nous », estime Hervé Baculard. Déjà des discussions seraient engagées avec trois ou quatre nouveaux cabinets.

Gaëlle Ginibrière, le 4 juillet 2014, pour Consultor

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