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mika grapinUne fonction taillée sur mesure

Fin février, le cabinet de conseil en management Colombus Consulting a annoncé s'adjoindre les services de Mika Grapin, fondateur du cabinet en stratégie Izsak Grapin &Associés en tant que senior advisor.

« Il s'agit d'accompagner le cabinet, qui souhaite étendre ses activités au conseil de direction générale dans son positionnement, dans la définition de sa stratégie et le ciblage de ses clients ainsi que dans le renforcement des compétences de ses équipes », déclare le principal intéressé.

"Mon rôle est en train de se définir, il s’affinera au fil du temps et des opportunités." En quelques mots, une mission de conseil dont les contours, la durée et même la rémunération – celle-ci devrait intégrer au moins une part forfaitaire – se préciseront au fil des prochains mois.

Les relations de rapprochement entre Colombus Consulting et Mika Grapin ont débuté il y a un an. Le cabinet de mise en œuvre stratégique évolue dans des secteurs – services financiers, secteur public – complémentaires à ceux qui ont forgé l'expertise du futur senior advisor– industrie, services, technologies – et en partage d'autres, comme l'énergie. « C'est un cabinet qui monte, et dont les attentes et les ambitions de croissance et de développement me semblent crédibles. Leur approche humaine – un point indispensable à mes yeux – me satisfait et je pense pouvoir les aider », commente Mika Grapin. La relation se veut flexible et évolutive. Des partenariats ponctuels plus poussés avec le cabinet Izsak Grapin &Associés, ne sont pas non plus exclus, au gré là encore des opportunités.

Ce dernier cabinet a été fondé en 1994 par Mika Grapin, rapidement rejoint par son associé Arnold Izsak. À la mort de celui-ci en 2007, la structure avait été fortement déséquilibrée sur le plan commercial et en proie à de graves difficultés financières. « Malgré les efforts, les activités du cabinet se sont fortement réduites, jusqu'à trouver un point d'équilibre assez bas. Je ne travaille plus qu'avec d'anciennes relations sur des sujets qui m'intéressent particulièrement dans le secteur de l'industrie », témoigne Mika Grapin. Le fondateur explique avoir tenté de recruter des experts venus d'autres cabinets, sans succès. « Ma façon d'exercer le conseil était trop différente de ce qu'ils avaient l'habitude de pratiquer », reconnaît-il.

Pour tenter de résumer l'originalité de Izsak Grapin &Associés, l'homme se réfère à la qualité des relations entretenues avec ses clients. « Cela vient peut-être du positionnement du cabinet. Il existait sur le marché des cabinets de conseil en stratégie qui ne faisaient que des préconisations et de la stratégie pure, d'autres qui ne faisaient que de la mise en œuvre. En créant mon cabinet, j'ai voulu combler le fossé entre la formalisation stratégique et sa mise en œuvre ». Juste avant de lancer son propre cabinet, Mika Grapin avait travaillé quelques années pour le bureau parisien du MAC Group – fondé en 1964 par des professeurs de Harvard, il permet aux milieux académiques de transférer et d'adapter leurs théories aux besoins des entreprises. Nourri de cette expérience, il souhaite créer un cabinet portant à la fois une réflexion théorique sur les méthodes de management et des solutions pratiques pour les entreprises. Un positionnement auquel il reste toujours très attaché, poursuivant en parallèle de ses missions de conseil une activité d'écriture et de réflexion sur le management. « De projet en projet, j'ai complété une sorte de boîte à outils, des approches qui peuvent être réutilisables, transférables. C'est cette quête, qui peut-être n'aboutira pas, de transmettre ces connaissances en les conceptualisant et en trouvant des gens prêts à les acquérir, qui me guide désormais ».

Aux yeux de Mika Grapin, faire du conseil en anticipant sa mise en œuvre reste, vingt ans après le lancement de son cabinet, toujours aussi compliqué. « Il faut parfaitement connaître l'entreprise, en termes de ressources humaines comme de comptabilité. Or les cabinets ne comptent pas de consultants suffisamment formés de ce point de vue », regrette-t-il.

Par Gaëlle Ginibrière pour Consultor, portail du conseil en stratégie-22/02/2014

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